Le centre-ville de Takayama au soleil couchant
En continuant un peu plus loin vers l’ouest de Takayama, je continue de passer à côté de vieilles maisons en bois. Il y a de moins en moins de monde et la balade devient plus intimiste, plus agréable. D’autant que, le soleil commençant à décliner, la lumière devient plus douce. Une sérénité enveloppe la ville et les passants.
Effet “Komorebi” dans les fleurs de cerisier
Près de la rivière, une jolie lumière nimbe les fleurs de cerisiers d’une aura délicate. Celles-ci se prêtent bien aux essais photographiques à contre-jour.
Les Japonais ont un terme bien à eux pour traduire la poésie de la lumière filtrant à travers les feuilles ou les fleurs des arbres : Komorebi. J’y songe alors en admirant les délicates nuances blanches et rosées des sakura.
Ambiance “cocon” et dîner grand luxe à l’auberge Hidanomori
Vers 17h15, je me mets en chemin vers la gare, où j’ai laissé mon sac à dos. Je n’ai pas eu de nouvelles de l’auberge Hidanomori où je dois loger le soir-même. Compte tenu de sa localisation un peu excentrée, le personnel doit normalement venir me chercher à la gare.
Je demande gentiment au café attenant à la gare s’ils peuvent appeler pour moi. Adorables, ils passent un coup de fil et me confirment que je serai récupérée vers 18 heures. En attendant, je commande un thé et m’installe dans la gare.
A 18 heures arrive une dame qui ne parle quasiment pas anglais. Mais elle est adorable. Elle s’appelle Yuko. Je peux te dire que nos tentatives pour se comprendre nous auront bien fait rire toutes les deux dans la voiture !
Arrivée à l’auberge, je m’extasie devant la petite terrasse devant l’entrée. Son ambiance romantique me plaît au premier coup d’oeil.
Émerveillement renouvelé devant le coin détente : ses banquettes, son poêle avec son petit feu crépitant… Un vrai petit cocon. J’enlève mes chaussures, enfile des pantoufles. Je suis reçue par une femme adorable qui me fait faire le tour du propriétaire : ma chambre et, dans le couloir, les toilettes et la salle de bains.
J’apprends un peu déçue que j’ai prévenu trop tardivement pour pouvoir bénéficier du dîner “5 services”. Je m’en faisais une joie ! Tous les commentaires en font en effet un éloge dithyrambique. En revanche, on pourra me préparer un apéritif et un plat de pâtes, ce qui, en soi, est déjà très gentil. Je m’installe dans la chambre puis me balade cinq minutes dans l’auberge. Là, la dame de la réception m’intercepte. Elle me dit que finalement, le chef en cuisine ne voit aucun inconvénient à me préparer le fameux dîner. Je suis toute contente et la remercie dix fois, en multipliant les courbettes ! 😉
Je me repose une petite demi-heure. Puis il est déjà l’heure d’aller dîner, j’ai hâte de découvrir ce que je vais manger. La salle est à l’image du salon, cosy et élégante. Le dîner se révèle plus qu’incroyable, l’excellence à mi-chemin entre l’Italie et le Japon ! Pain maison (foccacia et croquettes aux saveurs italiennes), carpaccio, risotto, pâtes au lard et légumes, boeuf de Hida aux petits légumes japonais, dessert de tapioca au lait de coco, glace vanille et chocolat blanc… Digne d’une des meilleures tables parisiennes ! Peut-être ma plus belle expérience culinaire jusqu’ici…C’est heureuse, la panse bien remplie et épuisée que je vais me coucher sans demander mon reste.
La suite, c’est ici : 14 avril 2018 : festival du printemps de Takayama






