Sommeil réparateur à Ai-Ais ! Après le petit-déjeuner, nous voilà repartis pour la suite de nos aventures ! Oui, enfin pas tout à fait. Car au moment où on sort du complexe, les voyants du tableau de bord du 4×4 commencent à s’allumer les uns après les autres. Euh…
LE 4×4 CAPRICIEUX, EPISODE 2…
On pose la voiture devant le garage du resort et on inspecte l’intérieur du capot. Un fusible s’est fait la malle, apparemment… et il est coincé au fond. Je me demande encore comment c’est possible 😡 Résultat des courses : les vitres ne s’ouvrent plus, la clim’ et l’ABS ne fonctionnent plus, le compteur de vitesse est en rade. Bref, c’est la bérézina !
On appelle l’agence de location en urgence, on leur explique le problème. Ils nous promettent l’envoi d’un mécano dans les prochaines heures, à notre future destination (une petite centaine de kilomètres).
VERS LE “CANYON LODGE”
On se remet donc en route, en prenant notre temps car on ne sait pas à quelle vitesse on roule. Il y a encore de jolis points de vue en chemin, et on croise la route d’un petit “zozio” :
Arrivés au Canyon Lodge, on gare le 4×4 et on fait le check-in. L’endroit est assez curieux, on se croirait un peu à Walt Disney avec cet amas de rochers ronds et les parterres de gazon arrosés en permanence, en plein milieu d’un désert de cailloux. On se demande d’où vient toute cette eau… Mais le cadre est tout de même fabuleux ! Notre bungalow est petit mais très agréable.
LE FISH RIVER CANYON, MERVEILLE DE LA NATURE
On se repose quelques instants puis vers midi, après avoir mangé (des pâtes à la chinoise, miam !) et s’être assurés que le mécano ne viendrait pas tout de suite, on décide d’aller voir le Fish River Canyon de plus près. 160 km de longueur, un ravin jusqu’à 27 km de largeur et une profondeur allant jusqu’à 550 km. C’est quand même le deuxième plus grand canyon après le cultissime Grand Canyon, on ne peut pas rater ça ! Et tant pis si notre 4×4 est mal en point.
Plusieurs points de vue sont accessibles, dont le principal est Hobas. En contrebas, la rivière s’est déjà nettement asséchée. Il n’est pas possible de descendre dans le canyon si l’on ne fait pas la fameuse randonnée de 5 jours, qui exige une bonne forme physique (et un certificat médical pour le prouver).
A mon sens, l’endroit le plus fantastique est au niveau du Main View Point car la vue est beaucoup plus dégagée qu’à Hobas :
“CANYON LODGE”, TOUR DU PROPRIETAIRE
Après de longues minutes de contemplation, on s’en retourne tranquillement au Canyon Lodge. On apprend que finalement, ce n’est plus le mécano qu’on attend, mais un nouveau 4×4, qui sera amenée par un gars de l’agence ce soir ou demain matin à la première heure. Pour un fusible, c’est presque drôle, mais il faut avouer qu’on n’est pas mécontents de changer de véhicule, celui-ci nous fait trop d’infidélités 🙂
On se promène un peu sur le terrain du lodge, et on découvre la piscine à quelques centaines de mètres de notre bungalow. On ne tentera pas la baignade car l’eau commence vraiment à être froide, au fur et à mesure qu’on s’approche de la fin du mois de mai.
L’architecture des lieux s’observe mieux avec un peu de distance. Surprenant, non ?
SUNDOWNER EN SURPLOMB DU “CANYON LODGE”
Le soir, on participe au petit sundowner organisé par le lodge. Notre guide est adorable. Elle nous donne quelques explications concernant la flore présente à proximité du lodge, puis on entame l’escalade d’un des ensembles rocheux environnants. Courte ascension, mais déjà, tout en haut, la vue est fantastique :

Nos mignons petits bungalows ressemblent désormais à des maisons de poupées ou de schtroumpfs 🙂
Et les cow-boys côtoient les schtroumpfs, apparemment :
Notre guide est magicienne car soudainement, elle fait apparaître des boissons de toutes sortes ! Mais je tairai son secret 😉 Chacun sirote le nectar de son choix et savoure également un magnifique coucher de soleil… La plénitude, c’est vraiment le mot qui convient à cette soirée.
On finira par redescendre et regagner la réception. Là, on décide de profiter de la nuit tombée sur la terrasse. On est épiés par un très beau chat noir, qui se révélera adorer les caresses et… les papillons de nuit, pauvres malheureux dévorés tout crus en l’espace d’une seconde.
Après un dîner-buffet de bonne facture, on retourne à notre chalet. Sur le chemin, des lampions de différentes couleurs éclairent la nuit et donnent un côté féérique aux lieux. La fin du voyage approche et on aimerait pourtant prolonger ce sentiment de bien-être encore quelques semaines. Hélas !
La fatigue nous gagne vite et, comme à notre habitude, on se couchera tôt. Demain, on va enfin découvrir le désert du Kalahari, décor de ce film truculent qu’est Les dieux sont tombés sur la tête (que j’ai regardé avant de partir), et dernière étape de notre séjour avant le retour à Windhoek.
La suite, c’est ici : 21 mai 2014 : du Fish River Canyon au désert du Kalahari
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Sommaire :
7 mai 2014 : de Windhoek au Waterberg
8 mai 2014 : du Waterberg à Etosha (Halali)
9 mai 2014 : à Etosha (vers Okaukuejo)
10 mai 2014 : d’Etosha au Grootberg
11 mai 2014 : du Grootberg au Brandberg
12 mai 2014 : du Brandberg à Swakopmund
13 mai 2014 : excursion à Sandwich Harbour depuis Swakopmund
14 mai 2014 : de Swakopmund à Sesriem
15 mai 2014 : excursion à Sossusvlei (Sesriem)
16 mai 2014 : de Sesriem à Aus
17 mai 2014 : de Aus à Lüderitz
18 mai 2014 : de Lüderitz à Aus
20 mai 2014 : d’Ai-Ais au Fish River Canyon
21 mai 2014 : du Fish River Canyon au désert du Kalahari









