En route pour Higashi-chaya
Retour à l’hôtel pour me reposer une grosse demi-heure, avant de me diriger vers le quartier des geishas, un peu plus au nord. En chemin, j’admire la beauté paisible de Kanazawa, entre ancien et moderne, paysages urbains et nature…
A Higashi-chaya, les réminiscences d’un ancien temps
En fin de journée, alors que le soleil entame doucement sa descente, me voici dans le quartier Higashi-chaya. Il s’agit de l’ancien quartier des maisons de divertissement, où se produisaient les geishas de Kanazawa à l’époque Edo (cérémonie du thé, musique, danse…).
Higashi-chaya est composé essentiellement de deux ruelles bordées de vieilles bâtisses traditionnelles en bois, extrêmement bien préservées. S’y balader donne vraiment l’impression d’être remonté dans le temps, si ce n’est les quelques touristes en plus…
Je découvre, dans ces petites rues, des boutiques de souvenirs. L’une d’elles propose une ribambelle de produits contenant de la feuille d’or ! Cosmétiques, aliments, décorations en tous genres…
Soleil couchant, animaux et kimonos
Au soleil couchant, l’endroit devient plus magique encore.
En me promenant, je rencontre un chien shiba et son propriétaire. Quelques chats se baladent aussi dans le quartier…
Et là encore, plusieurs demoiselles et jeunes hommes se promènent en tenue traditionnelle.
Kanazawa à la nuit tombée
Alors que la nuit est en train de tomber, je longe la rivière et prends mes derniers clichés de Kanazawa. Que c’est beau le soir quand tout est calme. On a l’impression de revivre l’ambiance d’antan, un peu feutrée, un peu confidentielle…
Péripéties et délectation du dîner
La faim commence à me gagner et je rejoins un restaurant qui recueille de bons suffrages. Malheureusement, il est complet. J’en tente alors un autre, juste à côté de l’hôtel. Là, bingo, j’ai une table (mais il a fallu que j’insiste un peu) ! Le restaurant s’appelle Elbow Room. Il revisite un peu la cuisine japonaise, version plus moderne. L’ambiance est bonne et je commence à discuter avec mes voisines de table, qui sont Suisses et Thaïlandaises.
Le service, en revanche, s’avère extrêmement chaotique : erreurs dans les commandes, longue attente… Cela nous donne l’occasion de beaucoup rigoler. Une Suisse n’obtiendra jamais son plat et leur repas leur sera finalement offert, du jamais vu ! Mais le chef réitère en offrant son repas à une autre Française qui n’y comprend rien. Moi non plus, d’ailleurs… Entre temps sont arrivés des Belges et des Allemands, tous très sympathiques. On continue de rire lorsque l’un d’eux voit arriver un plat qui n’est pas celui qu’il a commandé. Et surtout quand cela se reproduit une seconde fois : on est pliés ! Un des Belges se propose de prendre le plat non commandé, et le chef lui dit que ce sera gratuit. Encore !
Malheureusement pour moi, bien qu’ayant attendu aussi longtemps que les autres, je devrai m’acquitter de l’addition. Mais elle est vraiment bon marché compte tenu de tout ce que j’ai commandé : à peine 25 euros pour un chirashi de thon rouge, quatre brochettes de viande et un thé oolong… J’ai très bien mangé dans ce restaurant, malgré tout 🙂
De retour à l’hôtel vers 22 heures, je sors ma confirmation de réservation de bus pour le lendemain. Je veux vérifier l’horaire de départ. Là, je me rends compte avec horreur que je me suis trompée sur la date de la deuxième portion de mon trajet vers Takayama, là où je dois passer la nuit suivante. Trop tard pour annuler, il va falloir réserver un autre ticket le lendemain matin. En croisant les doigts pour qu’il y ait encore de la place, car ce trajet est très prisé… Mais demain est un autre jour.








