Le Brandberg

Récit de mon aventure au Brandberg

En piste vers le Brandberg, ambiance “out of Africa”

Toujours sous la fournaise, on continue sur la piste D2612 et sur une petite portion de route C.

Et puis à un moment, on décide de prendre la D2319 car elle semble raccourcir l’itinéraire. Grossière erreur…

Au début, c’est une piste en gravier, à peu près carrossable. Après, ça devient un chemin en terre, on passe un village, un berger avec son troupeau de chèvres… Pour l’instant, tout va bien.

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Et puis on commence à s’inquiéter car la piste s’efface peu à peu. Le seul repère, ce sont les traces de pneus devant nous ! 🙂 Un moment, on doit traverser le lit d’une rivière asséchée, donc rouler dans du sable mou. Euh… c’est par où la suite?

Le paysage cependant devient de plus en plus fabuleux : la savane de toutes les couleurs (presque vert fluo à certains endroits), la terre et les roches rouges et le Brandberg telle une imposante ombre bleue sur notre droite, c’est vraiment “Out of Africa” !

Et puis enfin (on n’y croyait plus !) on finit par rejoindre la route C, et le trajet devient plus facile. Toute cette région est fantastique.

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Cactus et apfelstreusel à Uis

Après pas mal d’heures de route et une après-midi entamée, on arrive finalement à Uis, petite ville étonnante avec ses anciennes mines d’étain et sa population très allemande. Grosses villas cachées par de gros portails, jardins arborés avec plantes grasses et cactus… Et les gens autour de nous parlent allemand ou afrikaans.

Nos hôtes (Petra’s Gaesthaus) sont un peu réservés mais sympathiques. A notre arrivée, ils nous offrent un peu d’eau et ce n’est pas de refus car il fait une chaleur infernale. On s’installe un peu puis on va au café qu’ils nous ont conseillé, le Cactus Café, qui est juste au coin de la rue.

On découvre une petite terrasse ombragée et conviviale, et un café qui ressemble beaucoup à un Konditorei allemand. Là, en plein milieu d’un quasi-désert ! Ils ont une collection impressionnante de cactus, comme ceux-là :

On commande chacun une part de gâteau (Apfelstreusel pour Madame, cheesecake pour Monsieur) et de quoi nous rafraîchir un peu. Le gâteau est si délicieux que je me laisse tenter par une nouvelle part, cette fois-ci de gâteau au chocolat. C’est un régal ! Il faut dire qu’on n’a pas mangé à midi et nos estomacs sont donc bien vides.

Le coucher de soleil aux mines d’étain

On revient ensuite à la Gaesthaus et à 16h45, on part pour un sundowner avec deux autres touristes (des allemands de Nuremberg, chouette !). Dans un Land Rover Defender (rien que ça) on roule jusqu’au sommet d’une colline de sel sous la conduite experte de notre hôte. L’ascension est mémorable car entièrement sur du sable. Notre hôte nous explique l’histoire de la ville et sa passion pour le vol (avion et montgolfière, il propose d’ailleurs un tour en montgolfière au-dessus du Brandberg).

On découvre une ancienne carrière d’étain, immense bassin d’eau très impressionnant qui sert désormais à la pisciculture.

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Puis on s’arrête sur le bord du sommet pour profiter du soleil couchant sur le Brandberg et la ville tout en dégustant une bière. Malheureusement, on n’aura pas la chance de voir le soleil faire rougeoyer le Brandberg car il y avait des nuages à l’horizon ce soir-là.

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Un long dîner au Brandberg Rest Camp

Après le sundowner, on se rend au Brandberg Rest Camp pour commander un dîner, du steak d’oryx. On attend le plat pendant 1 h 20 et mon ami commence à se demander si les employés du restaurant sont allés tuer l’oryx de leurs propres mains pendant tout ce temps. Mais le temps a moins de valeur en vacances, et encore plus en Afrique. On attend donc gentiment l’arrivée de notre steak qui, agrémenté d’une très bonne sauce de viande et de quelques frites, se révèle délicieux.

On prend un dernier verre sur la terrasse de nos hôtes puis on va se coucher assez rapidement, encore une fois. Demain, on va retrouver le monde urbanisé à Swakopmund !

La suite, c’est ici : Cape Cross

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