Rapide incursion dans le parc Yoyogi
Bienvenue au parc Yoyogi (Yoyogi-koen) ! Voici le coin nature où les Tokyoïtes aiment à se réunir le weekend pour faire leur jogging, se détendre, savourer un pique-nique en famille ou entre amis sous les cerisiers en fleurs, jouer de la musique, exhiber ses déguisements cosplay ou danser sur des airs de rockabilly.
Tout cela donne un joyeux (et léger) désordre, très amusant à observer. L’endroit est immense, plutôt sympathique, mais je ne lui trouve rien d’extraordinaire non plus. Au final, je n’ai fait que traverser le parc.
Un délicieux déjeuner de gyozas (raviolis japonais)
C’est donc assez vite que je rallie le quartier d’Harajuku. Je me mets d’abord en quête d’un restaurant réputé pour ses gyozas, Harajuku Gyoza-ro. Il est 11h30, heure d’ouverture du resto, et il y a déjà une petite file d’attente devant.
Après 15 minutes d’attente, je suis enfin placée au comptoir et peux ainsi à ma guise observer le ballet des cuisiniers au milieu de la pièce. Quelle surprise de voir alors débarquer la roommate américaine avec qui j’avais pris congé au Meiji-Jingu, so funny !
On passe commande, pour moi 6 gyozas frits, 6 gyozas vapeur, du chou mariné et une bière, j’en ai déjà l’eau à la bouche ! Le tout est délicieux.
Takeshita-Dori, ambiance frénétique et excentrique
Une fois repue, tandis que ma roommate continue son périple de son côté, je déambule dans les rues d’Harajuku, à l’ambiance plutôt décontractée.
Je me dirige ainsi doucement vers la rue Takeshita (Takeshita-dori).
Les bizarreries du parc Yoyogi n’étaient en fait qu’un amuse-bouche avant Harajuku ! Bastion de la mode adolescente (lolitas, rockers, cosplayers…), l’insolite (et un peu fou) quartier d’Harajuku déploie son excentricité au détour de boutiques de fringues vintage, de restos de fast-food, de salons de thé, et c’est Takeshita-dori, avenue piétonne de 400 mètres de long investie par une grouillante foule de badauds, qui symbolise le mieux cette effervescence. La rue est littéralement noire de monde, un vrai bain de foule !
Dans une petite rue adjacente, je découvre une jolie boutique de kimonos vintage, pas de la grande qualité mais de jolis modèles. Je craque pour une veste de kimono couleur vert d’eau, une affaire !
Il règne une ambiance frénétique sur Takeshita-dori, et je m’amuse des devantures de magasins (fringues, aliments…) et des stands de barbe à papa (psychédéliques !).
Au bout de la rue, des adolescentes se font prendre en photo avec des habits hauts en couleurs et dépareillés, un spectacle en soi.
La démesure à Shibuya
Un peu fatiguée du sur-place à Harajuku, je me dirige ensuite vers la station de métro et rejoins Shibuya, pour voir le fameux croisement où des milliers de personnes traversent tous les jours. Shibuya Crossing, c’est un des carrefours les plus fréquentés au monde !
Tout autour de moi, de grands immeubles, de grandes avenues, des publicités géantes. De quoi donner un peu le tournis…
Shibuya Crossing, une traversée anarchique
Je m’amuse devant un écran géant qui met en scène la traversée d’éléphants sur le carrefour de Shibuya, un brin d’autodérision qui fait sourire !
Shibuya Crossing est en effet l’un des carrefours les plus fréquentés au monde et dont la traversée (55 secondes top chrono !) offre un spectacle des plus fascinants… Il est vraiment à la hauteur de sa réputation : plein à craquer !
Je monte en haut du café Starbucks pour jouir d’une meilleure vue. Cela grouille comme une fourmilière, peut-être la frénésie en moins. D’étranges vagues de personnes qui se croisent et s’entrecroisent, dans un ballet proprement hypnotisant.
Mon premier festin de sushis
Soudain, j’ai faim de sushis et décide d’aller faire un tour à Sushi-no-Midori, un restaurant dont la réputation n’est plus à faire dans le quartier. Je me perds pendant une demi-heure dans le centre commercial où se trouve le restaurant, avant de dégainer mon guide et de me rendre compte que l’adresse y est beaucoup mieux indiquée que sur Google Maps…
Une fois compris qu’il me faut monter au 4è étage, je me trouve devant le restaurant et prends un ticket. Un des membres du personnel me prévient qu’il y a deux heures d’attente. Je ne me sens vraiment pas le courage de patienter et décide de prendre un de leurs bentos de sushis à emporter : un délice ! Je suis au 7ème ciel.
La suite, c’est ici : Tōkyō : le quartier de Meguro
