Tōkyō : le quartier d’Akihabara

Akihabara : Lego-city ou le paradis des "otaku"

Je n’ai pas tout compris quand je suis arrivée dans le quartier d’Akihabara ! L’impression d’avoir atterri dans un univers parallèle et complètement fou. Akiba (pour les intimes) donne véritablement le tournis avec ses gratte-ciels aux façades fluos, couverts de publicités et de dessins de mangas, hauts en couleurs ! On dirait un jeu de construction de lego grandeur nature, et cela rendrait presque épileptique 😅

Détruit durant la Seconde Guerre mondiale, le quartier a ensuite été investi par des étudiants qui y ont installé des petites échoppes dédiées à la vente d’appareils électriques et de radios, rachetées bien plus tard par de grandes enseignes d’électronique. Ces grands magasins côtoient désormais des boutiques de mangas, toujours plus nombreuses, des maid cafés au goût plutôt douteux…

La frénésie geek est partout perceptible, il y a des salles d’arcades modernes ou rétro et des magasins d’électronique sur l’avenue principale (Chuo-dori) et à chaque coin de rue. On ne sait plus où donner de la tête entre l’agitation grouillante de l’avenue principale, les vitrines surchargées, le débordement de bruits et de couleurs…

Des jeunes filles déguisées en cosplay distribuent des tracts, des gens se précipitent dans d’immenses complexes de jeux vidéos, des Mario Kart grandeur nature roulent sur l’avenue et de la musique un peu dingue est diffusée à pleines enceintes sur l’avenue… Je suis un peu déboussolée 🥴

Si tu es un otaku pur jus, autrement dit un fan de mangas, d’animés, de jeux vidéos, de figurines et de tout ce qui tourne autour de l’univers geek et de la technologie, tu seras probablement ravi voire un brin euphorique à la découverte de ce quartier déconcertant. Pour ma part, je dois avouer que ce n’est pas l’endroit que j’ai préféré à Tokyo. Mais je reconnais que cela m’a valu de longues minutes de sidération, pas forcément dans le mauvais sens du terme, juste un moment d’adaptation à mon environnement 😉

L'envers du décor d'"Akiba"

Pour autant, je ne me suis pas avoué vaincue et j’ai même un peu persévéré dans Akihabara (je suis du genre têtue), en m’éloignant simplement de son coeur névralgique. Là, dans les artères un peu périphériques, j’ai commencé à davantage apprécier l’ambiance, moins frénétique et moins artificielle.

L'extase des nouilles soba dans la plus pure tradition japonaise

En fait, si je m’aventure un peu plus dans Akihabara, c’est que je suis en quête d’un restaurant réputé de nouilles soba (pâtes de sarrasin). Une expérience extraordinaire que cet authentique restaurant japonais, dont une partie est composée de tables et de chaises, une autre de grands espaces recouverts de tatamis. Je commande des soba froides à plonger dans un bol de sauce tsuyu (sauce composée d’un bouillon dashi, de sauce soja, de mirin, et de sucre), une merveille culinaire, ainsi que des tranches de canard sauvage en accompagnement. Délectation…

Les serveuses ne cessent de déclamer, sur un ton invariable, les mêmes paroles aux nouveaux arrivants. Je ne sais pas bien ce qu’elles disent mais c’est pour le moins dépaysant. Lorsque j’ai presque fini de manger, l’une d’elles m’apporte un petit vase et m’explique quelque chose en japonais que je ne comprends pas. Une autre serveuse m’explique, en anglais cette fois, que dans le vase se trouve l’eau dans laquelle ont cuit les nouilles ; que la tradition consiste à verser cette eau dans le reste de sauce tsuyu pour terminer le repas. Cette soupe improvisée se révèle absolument délicieuse.

Leave a Reply