Une fois rassasiée du spectacle du marché aux poissons de Tsukiji, je décide de rejoindre en métro le quartier de Chiyoda afin de découvrir les jardins de la résidence impériale. Pas loin du Palais se trouve une grande place. Il y a des immeubles, des fontaines et… un magnifique cerisier en fleurs (sakura) ! L’occasion de réaliser encore quelques clichés 🙂
Les camaïeux des jardins de la résidence impériale
Les jardins Est du Palais impérial de Tokyo sont situés à l’emplacement de l’ancien château d’Edo et entourés de douves.
Après quelques péripéties pour trouver la bonne entrée, je suis enfin à l’intérieur et découvre deux parties très différentes. Le jardin japonais, autour d’un grand bassin, est enchanteur. Plusieurs variétés de fleurs se côtoient, dans un superbe camaïeu de bleu, de jaune, de blanc, de rose, de violet… Une symphonie de couleurs, savamment orchestrée ! On se croirait dans un immense tableau pointilliste…
Je me plais à capter toutes ces nuances de couleurs et à isoler certaines fleurs dans cette nature belle et généreuse.
L’autre partie des jardins est plus aérée, avec de grands arbres dont de beaux cerisiers (eh oui, encore… 🙂). Je ne m’y attarde guère, préférant aller faire un détour par le quartier de Jimbōchō, même si mes pieds commencent vraiment à souffrir après cette pause nature.
Bouquinistes et vieux trésors, le quartier de Jimbōchō
Je sors des jardins et suis une avenue coincée entre des immeubles très modernes.
Repaire des antiquaires et des collectionneurs, des bouquinistes et des libraires, notamment d’occasion, Jimbōchō est le paradis des dévoreurs de livres. Je ne m’y balade pas très longtemps mais j’ai en tête de trouver la librairieOhya Shobo. Je veux absolument la découvrir car elle renferme des trésors anciens, des reproductions de gravures, des dessins, des vieilles cartes…
Je ne regrette absolument pas d’avoir poussé jusque-là car cette petite librairie est un monde à part. Tout est en japonais et je ne peux pas vraiment comprendre de quoi parlent les ouvrages qui m’entourent. Mais le seul spectacle des étagements de livres anciens jusqu’au plafond, avec toutes ces étiquettes en japonais qui les chargent de mystère, suffit à me faire tomber amoureuse de cet endroit.
Je ne peux m’empêcher d’acheter deux petits carnets sur la couverture desquels figurent de magnifiques dessins, fins et délicats, de scènes traditionnelles japonaises. Une belle trouvaille !
"Should I stay or should I go?" : le dilemme
Après toutes ces découvertes, je rejoins la station de Shinjuku pour obtenir mon JR Pass et procéder à quelques réservations de train. Une fois cette formalité accomplie, je suis face à un vrai dilemme :
– rentrer à l’auberge pour mettre fin à la torture dans laquelle se trouvent mes pieds depuis le début d’après-midi?
– pousser encore un peu mes limites et découvrir le parc de Shinjuku, juste à côté?
C’est ma dernière chance de le découvrir puisqu’il s’agit de ma dernière journée à Tokyo ! J’opte pour la seconde solution, car je ne veux pas, potentiellement, passer à côté de quelque chose.