"Lost in translation" à Shinjuku : quand la réalité dépasse la fiction
A l’auberge de jeunesse, je fais la connaissance d’une nouvelle roommate, Américaine elle aussi, de Californie. On bavarde assez longuement, puis un peu triste à l’idée de ne pas découvrir Tokyo de nuit pour ma 1ère soirée dans la capitale nippone, je décide de me laisser porter dans les rues de Shinjuku.
En chemin, la devanture d’un restaurant attire mon regard :
Après une marche d’une vingtaine de minutes (mes pieds me maudissent !), je découvre, éberluée, l’ambiance électrique de Shinjuku, qu’il est impossible de retranscrire correctement tant elle dépasse l’entendement.
Lost in translation. C’est là que le titre du film de Sofia Coppola prend tout son sens. Au beau milieu de ces impressionnants gratte-ciels, de cette débauche de néons et de lumières gigantesques, je me sens soudain parachutée sur une autre planète, immergée dans une modernité digne des meilleurs décors de science-fiction…
Déboussolée, minuscule, mais tellement bien. Une sensation de vertige et d’apesanteur unique, extrêmement grisante, définitivement une de celles qui m’ont le plus marquée durant mon séjour au Japon et qui me manquent déjà !
Kabukicho, pas si chaud !
Kabukicho est dans le même esprit, parfois le mauvais goût en plus. Mais rien de proprement choquant et j’apprécie l’effervescence de l’endroit, l’impression d’être anonyme parmi la foule.
Shinjuku, effet magnétique
Impossible de se défaire de son emprise : Shinjuku exerce une irrésistible attraction sur le visiteur de passage. Après Kabukicho, me voilà rapidement de retour à Shinjuku et à l’ambiance électrique de son avenue principale ! Car ce soir-là, ma soif de découvertes est encore loin d’être étanchée…