Bolivie : coups de cœur, coups de gueule, regrets…

Dans cet article, je vais te parler de mes coups de cœur en Bolivie, mais aussi des choses que j’ai moins aimées. Je te confierai certains de mes regrets. Et pour que ce billet soit tout à fait complet, je te ferai également part de mes coups de gueule.

En bref : voici le bilan de mon merveilleux périple à la rencontre des Boliviens. Tu es prêt(e) ?

Mes 8 coups de cœur

☑️ Le sud Lipez et le salar d’Uyuni : ce tour dont je rêvais depuis 8 ans… Complètement seuls au monde dans une nature hallucinante de beauté, surréaliste, d’une folle diversité. Une nature peuplée de volcans majestueux, de lagunes féériques, de citadelles de pierre et, surtout, un gigantesque désert de sel seulement ponctué, en son centre, d’une île anachronique couverte de cactus géants… je n’ai jamais vu ça nulle part ailleurs, et pourtant j’en ai traversé des endroits sublimes ! Assurément un des plus beaux endroits de la planète.

☑️ Les cieux étoilés des Andes : il est quelques lieux sur la planète où il est encore possible de voir un spectacle qui se fait de plus en plus rare, celui du ballet des étoiles et de la Voie lactée. Les Andes chiliennes et boliviennes offrent un ciel parmi les plus purs au monde, et je nourrissais le rêve de pouvoir tutoyer à mon tour cette magie nocturne. Entre Tupiza et Uyuni, le rêve est devenu réalité et j’aurais voulu arrêter le temps.

☑️ L’Isla del Sol sur le lac Titicaca : (…)

☑️ Le parc Amboro, un environnement superbe situé à la confluence de 3 écosystèmes différents (Andes, Chaco du Nord, bassin amazonien). Reliefs singuliers, faune et flore abondantes et curiosité endémique rare : une ribambelle de fougères géantes dont certaines ont plus de 400 millions d’années et peuvent atteindre 10 mètres de haut ! J’ai été surprise et envoûtée par cette jungle préhistorique plongée dans l’humidité et la brume, digne d’un film de Jurassic Park.

☑️ Le parc de Sajama : (…)

☑️ La Paz : (…)

☑️ Sucre et ses alentours : (…)

☑️ L’authenticité : Boliviens ayant des traditions/cultures encore très vivaces

Mes 5 déceptions (relatives)

Santa Cruz de la Sierra et ses alentours : (…)

Ne pas avoir pris davantage le temps dans le Sud Lipez et avoir manqué d’explications : (…)

❌ La nourriture : (…) 

Le fait que beaucoup de musées étaient fermés à cause du covid : (…)

Le fait que la frontière terrestre entre la Bolivie et le Pérou était fermée à cause du covid : (…)

Mes 3 grands regrets

Ne pas avoir découvert certains endroits : environs de La Paz, Coroico et les Yungas, Torotoro, Amazonie

Ne pas avoir davantage exploré les cultures et musiques locales : (…)

Ne pas avoir fait un volontariat : (…)

Mes 2 coups de gueule

Je précise tout de suite que ce n’est pas une observation spécifique à la Bolivie, mais à toute l’Amérique latine : des montagnes de déchets voire des déchetteries à ciel ouvert, parfois en pleine nature. La palme revient à Tupiza, où nous avons eu la désagréable surprise de voir notre chemin de randonnée encadré par des monticules de détritus à n’en plus finir (parmi lesquels des cuvettes de WC !). Constat choquant, alarmant et triste.

Sans vouloir entrer dans une grosse polémique, il y a quand même plusieurs dimensions à ce problème :

  • Un manque d’éducation et de sensibilisation des populations locales aux conséquences de souiller leur environnement avec leurs déchets plastiques ou autres. On le sait, un sac plastique mettra au mieux 300 ans à se dégrader, une cannette en aluminium environ 200 à 300 ans peut-être, et ne parlons même pas du polystyrène (1000 ans), du verre (4000 ans), des vasques en céramique ou autres cochonneries que j’ai pu voir durant mon voyage. C’est un sujet qui est encore relativement absent des bancs de l’école, même si les choses évoluent progressivement, et les générations adultes sont encore moins renseignées.
  • Une indifférence ou un rejet de la population liés à la considération que les gouvernements n’ont pas mis grand chose en place pour aider au recyclage et au tri des déchets. Sans parler des zones où il n’existe pour ainsi dire aucune infrastructure, il est clair que certains endroits, moins touristiques, n’ont pas l’air de susciter d’action gouvernementale.
  • Probablement aussi des touristes peu respectueux qui, malheureusement, ne font pas grand cas de leur empreinte écologique, d’autant plus que ce n’est pas leur environnement quotidien.

En attendant, avec mes compagnons de voyage, on a parfois essayé pendant nos randos de ramasser les bouteilles en plastique et cannettes en alu qu’on voyait traîner sur le bord des chemins (notamment sur l’Isla del Sol). Mais autant te dire que c’était une infime portion de toute la quantité de détritus qu’on a vus. Terrible…

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